Les bouleversements des écosystèmes sont dus à plusieurs facteurs ; le plus connu reste celui du réchauffement climatique mais il y en a d'autres dont nous entendons moins parler dans les médias et qui pourtant sont parfois plus dangereux. Les nombreuses activités humaines sur les mers en sont d’ailleurs l'un des plus gros facteurs. Sur terre ,il y a environ 253 millions d'années, une extinction de masse des écosystèmes a eu lieu à cause d'une météorite qui s'est écrasée sur la Terre. Sans cette extinction, nous devrions retrouver des espèces de cette époque de nos jours. D’après Peter Wagner, directeur de la section des fossiles invertébrés au Field Museum, "Des études d'écologistes spécialistes de la mer ont montré que les humains sont en train de ramener l'écosystème marin à son niveau d'il y a 550 millions d'années, avant l'explosion de la diversité animale. L'astéroïde qui a éliminé les dinosaures n'aurait pas réussi cela".

 

Pour commencer, la pollution des eaux par l'homme est très importante: les sacs plastiques, sont très présents dans les océans car il y a quelques années ils n’étaient pas interdit dans les grandes surfaces. Ce sont au final toutes les matières plastiques qui nuisent sur l’environnement puisque celles-ci sont Très mal recyclées ou alors jetées n’importe où.

 

Sur ce schéma de 2013, nous visualisons le cycle du plastique. Cette année là, 78 millions de tonnes de plastique ont été produites, 32% ont disparues et finiront dans l’océan, 40% sont arrivées dans des décharges ou dans le sol, 14% sera incinéré, éventuellement pour produire de l'énergie, 8% seront réutilisés de différentes manières dans des produits à bas coût et, finalement, seulement 2% seront recyclés. Nous comprenons donc que la matière plastique est un énorme fléau pour l'écosystème qui n’est pas capable de le détruire naturellement.

Mais l'homme ne jette pas que ses déchet dans l'eau, il fait aussi de l'exploitation massive qui crée parfois de très grosses catastrophes dans le monde. C’est le cas des exploitations de pétrole. Dans l'histoire, de nombreuses marrées noires ont eu lieus. Les plus dévastatrices restent celle de Koweït le 26 janvier 1991 avec près de 800 milles tonnes de pétrole déversées et celle du golfe du Mexique le 3 juin 1979 avec environ 500 mille tonnes de pétrole déversées. Ces chiffres sont énormes et ont causé beaucoup de dégâts. Rien que de nos jours, la dernière en date est celle du 26 mai 2014 et a eu lieu en France, ces accidents dévastent l'écosystème du milieu où ils se trouvent. Dans la mer, les dégâts ne touchent pas que la surface, les profondeurs sont aussi touchées. On appelle cela « un mal invisible » car une grande partie du pétrole échappé ne remonte pas jusqu’à la surface, on ne peut alors pas se rendre compte des effets produits. Ce schéma nous montre les différents impacts d'une fuite de pétrole suivant la profondeur ainsi que les répercussions sur les espèces animales présentes dans les océans.

 

Les déchets nucléaires et les eaux radioactifs sont aussi dangereux puisqu’ils représentent une grande catastrophe pour la biodiversité mais aussi pour la pollution énorme qu’ils apportent. Fukushima a reconnu en août 2013 avoir subit de grosses fuites d'eaux radioactives qui ce sont déversées dans l'océan. Celles-ci ont été déclarées de niveau 3 par les autorités de sûreté japonaises. Il y aurait eu environ 300 tonnes d'eaux radioactives déversées par jour. Encore un coup dure pour la biodiversité marine. Parfois, certains spécimens mutent dans le milieu radioactif. C'est souvent le cas pour les petits qui y naissent, ils ont des malformations et meurent donc souvent prématurément. L'espèce est condamnée à disparaître par manque de naissance.

 

 

 

De plus, de nombreuses espèces sont en train de voir leurs populations diminuées à cause de la pêche intensive ainsi que de la surpêche. Une récente étude scientifique démontre que les restrictions sur les quotas de pêche n’ont pas permis la régénération générale des stocks de poissons dans les mers d’Europe, déjà fragilisées par les bouleversements climatiques. Cela s’explique par le fait que ces restrictions ne sont pas toujours suivies à la lettre. En 2013, la Belgique, le Danemark, la Grèce, la France, l’Irlande, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni ont dépassé les quotas autorisés. Pour remédier à tout cela, la Commission Européenne a annoncé une déduction des quotas pour les pays concernés. Au total, ce sont plus de 21 200 tonnes de poissons de 45 espèces que les flottes européennes ont dû épargner pour 2014. Pour éviter toute fraude, la Commission assure aussi des contrôles réguliers pour chaque pays. Les stocks de gros poissons s'amenuisent et l'impact ce fait ressentir chez les hommes comme chez les animaux. Les oiseaux marins par exemple ont de moins en moins de nourriture. D'un autre côté, d'autres espèces sont-en sur nombre. Leur concentration massive à certains endroits entraîne le développement de maladies qui finissent par la suite par en tuer un grand nombre. Des maladies terrestres qui se développent normalement chez les chèvres, les vaches, les chiens et les chats ont terrassé certaines espèces marines comme les phoques ou encore les otaries. Celles-ci sont d’ailleurs aussi dangereuses pour les humains qui utilisent la mer pour le tourisme, le travail ou comme source de nourriture. Cela a été constaté à la suite de la découverte de cadavres échoués sur les rives à plusieurs endroits du globe. Les parasites, les champignons, les virus et les bactéries passent plus facilement dans les eaux avec les actions de l'homme pour assécher les zones marécageuses. Par exemple, un parasite cellulaire se nommant toxoplasma gondii provoque des avortements chez les vaches. Il menace maintenant les animaux marins. Les chercheurs appellent à une surveillance accrue des risques qu’entraîne pour la santé humaine cette forte présence de parasites et pathogènes d’origine terrestre chez les mammifères marins. A cause de ces activités, tout le milieu est bouleversé, le cycle naturel n'est plus assuré et les espèces périssent rapidement. La surpêche elle, empêche la reproduction des animaux car les pécheurs ne leur laissent pas assez de temps. La biomasse a diminué de plus de 54% ces 40 dernières années. Les zones les plus touchées sont la Mer du Nord, le sud et l’est de la mer de Chine, le bassin des Caraïbes, la côte est de l’Amérique du Nord, la Méditerranée, la Mer Rouge, le Golfe Persique, la mer de Béring et plusieurs régions occidentales du Pacifique.

 

 

 

Puis, la nature d'elle même fait souffrir ses écosystèmes, c'est ce que l'on appelle le réchauffement climatique. Une fois de plus, cela est dû à l'activité humaine. Le processus naturel de réchauffement de la planète a été grandement accentué par l'homme. Comme nous pouvons l’entendre à la télévision ou bien dans les médias, cela entraîne notamment la fonte des glaces. Un grand nombre d'espèces ce retrouvent sans lieu de vie, les paysages changent et les plantes commencent même à pousser à certains endroits ce qui n'était pas imaginable a l'époque où la glace et la neige s'étendaient a perte de vue. Maintenant on peut trouver de petites plaines de verdure en Arctique. Un grand nombre d'espèces vivant dans ces milieux sont amenées à disparaître, la banquise recule d'environ 13,4% toutes les décennies. Sa superficie étant trois fois plus petite qu'il y à trente ans. En 2016, la fonte des glaces a obtenu des records pendant 5 à 6 mois de l'année. Par la suite, cela entraîne l'augmentation du niveau de la mer créant des risques d'inondations. Ce réchauffement de la planète est en parti absorbé par l'océan, c'est un très grand modérateur du climat. En effet Il absorbe la chaleur accumulée dans l'atmosphère du fait de l'augmentation de l'effet de serre. Par ce fait, il capte plus d'un quart des émissions de CO2 libérées dans l'atmosphère.

 

Le stockage du carbone dans les océans est aidé par sa flore. En effet, les plantes absorbent et stockent le CO2 par nature. En Alaska, la restauration des loutres de mer a permis de réduire la population d’oursin. Celle-ci, en excès dans ces mers, se nourrissent du varech (ou chêne marin), une petit algue se développant dans son environnement mais qui malheureusement vient a manquer à cause de la surpopulation. En faisant diminuer la communauté d’oursins, les loutres permettent l'accroissement du développement de ces algues qui par la suite peuvent entraîner l'augmentation du stockage de CO2 qui passerait de 4,4 à 8,7%. Ainsi, en réduisant le nombre d'herbivores, les plantes ont plus de chances et de temps pour se développer, assurant une plus grande biodiversité. Par réaction chimique après dissolution, le CO2 libère de la chaleur donnant lieu à un réchauffement de l'eau et à son acidification : c'est ce qu'il ce produit dans les océans. Pour notre TPE, nous avons recrée ce phénomène avec de l'eau de mer que nous avons fabriqué. Nous avons alors pu observer grâce a un indicateur coloré, le pH de notre solution d'eau de mer et de CO2 s'acidifiait. En mer, le pH est passé de 8,179 à 8,104 en 50 ans. D’après certains experts, le pH des océans pourrait baisser de 0,3 unité de plus d'ici la fin du siècle pour s'établir à 7,8. En plus de cela, ils expliquent que si les émissions de CO2 actuelles continuent de croître à ce rythme, nous pourrions perdre des organismes marins auxquels nous tenons particulièrement comme les récifs coralliens, les huîtres ou encore les saumons. Cela paraît peut-être peu mais dans les océans, cela se ressent énormément.

 

Au Pérou, la pêche des anchois est un facteur économique qui produit beaucoup pour le pays et est un pilier du développement de l'espèce. Mais il a du être ralenti par le manque de poissons de cette espèce. Ceci est dû en parti à la surpêche mais aussi aux réchauffements des mers qui a eu pour conséquences la complication de la reproduction de l'espèce, la diminution des naissances et sa croissance. Une étude publiée dans la revue britannique Nature en 2011 montre qu'une diminution du pH à 7,8 (donc une plus grande acidité que celle actuelle) dans les récifs coralliens au large de la Papouasie Nouvelle Guinée, a entraîné un déclin de 40% de ses coraux. Dans les mers, c'est le carbonate qui est le plus important, notamment pour les coraux mais aussi pour les mollusques et certains planctons qui l'utilisent pour leurs coquilles. Malheureusement, à cause de l’absorption trop rapide du carbone dans les océans, il est épuisé et manque donc beaucoup aux espèces qui en ont besoin. Cette acidification a aussi affecté les végétaux. Les coraux subissent aussi énormément de dégâts. On voit cela avec la barrière de corail qui a déjà vu mourir prés de deux tiers de sa flore à certains endroits. Malheureusement, ce processus est irréversible. Certaines prédictions annoncent une disparition totale des récifs coralliens en 2050. D’après Philippe Germa, directeur de la WWF France, "Nous sommes en train d’épuiser notre patrimoine océanique, et si la dégradation n’est pas aussi visible que dans les terres, elle est belle et bien là". L’association de protection de la nature s’inquiète aussi de la pêche qui exploite et même surexploite 90% des stocks halieutiques (=Ressources vivantes (animales et végétales) des milieux aquatiques marins ou dulcaquicoles (eau douce) exploitées par l'homme (pêche, aquaculture)). Les thons rouges ont vu leur population diminuer de 96% depuis qu'ils sont péchés. La diversité biologique marine a reculé de 39% entre 1970 et 2010. 50% des coraux ont disparu et ils pourraient ne plus y en avoir du tout à l'horizon 2050. Ces lieux de vie pour certaines espèces entraîne leurs disparitions. Les mollusques sont aussi touchés avec des pertes de masse au niveau de leurs coquilles qui ne résistent pas à l'acidité et se dissolvent. Leurs protections et leurs habitats disparaissent alors.

 

 

 

Toutes ces catastrophes entraînent la mort de nombreuses espèces marines et parfois leur totale disparition. Le bilan est dramatique mais certaines personnes essayent de sensibiliser le monde et se battre pour chercher des solutions à tout cela.